Ma bibliothèque idéale Science-Fiction

Oeuvres vitales, françaises et étrangères, des années trente à nos jours.

Contreverse possible.

 

  • Un éclat de givre (Estelle Faye -2014) :

Ballade romantique et presque touristique dans Paris après l’apocalypse. L’émotion traverse le givre. Un  perce-neige annonçant le printemps.

 

  •  Black-Out et All Clear (Connie Willis 2010) :

Pour vivre la seconde guerre mondiale de près, sans les inconvénients. Connie Willis a obtenu onze fois le prix Hugo, sept fois le prix Nebula et douze fois le prix Locus. Evidemment.

 

  • La Créode et autres récits futurs – Recueil (Joëlle Wintrebert -2009)

La gémellité : un fil sur lequel Wintrebert étend des nouvelles depuis trente ans. Pas encore sèches. Mais plus que le sujet, j’adore le style. Du verre. Du cristal qui laisse passer la lumière de l’émotion.

 

  • Les tours de Samarante, Treis altitude zéro (Norbert Merjagnan – 2008)

 Premier chef-d’œuvre du XXIème siècle. Un monde en fuite abrasé par une écriture contemporaine,  rêche, ciselée au canif. Tellement dense que chaque chapitre pourrait être une nouvelle.

 

  • Le vieil homme et la guerre (John Scalzi – 2005)

Space opera tout neuf. Vieillards dans les Marines. Militariste. Anti-militariste.

 

  • A comme Alone (Thomas Geha – 2005)

Post-apo dans un style « parlé » génial à lire.

 

  • Le goût de l’immortalité (Catherine Dufour -2005)

Plume exceptionnelle qui noie les aphorismes dans le sang. Rouge, couleur de la Chine. Univers baroque où le noir a remplacé les dorures.

 

  • Planète à louer (Yoss – 2002)

Le seul auteur de SF cubain. Oeuvre engagée. Enragée. Politique. Piques.

 

  •  Les Univers multiples (Stephen Baxter -1999 à 2001)

T1 Temps : Oser. Un calmar pilote une fusée. Convaincre. Pléthore de théories de physique quantique sur lesquelles le lecteur seiche. Capturer. Celui qui n’achèvera pas ce roman n’est pas encornet. T2 Espace : Visite exclusive du système solaire pour dix euros. Imbattable. T3 Origine : Le point où l’axe vertical du temps et horizontal de l’espace se croisent.

 

  • Kirinyaga ( Mike Resnick – 1998)

Des lignes vite écrites. Quelques nuits sur dix ans. Et pourtant, Resnick nous offre encore une dose addictive de talent. Une utopie fraîche et élémentaire. A l’inverse de la chaude et bouillonnante Afrique.

 

  •  Jésus Vidéo (Andreas Eschbach -1998)

Livre influencé par le Da Vinci Code avant que ce dernier n’ait été écrit. La littérature voyage aussi dans le temps. Bien mieux que le Code. Passionnant.

 

  •  La Cité des permutants (Greg Egan -1994)

Tellement visionnaire. Ecrit il y a vingt ans. La préhistoire de l’informatique. Ça ne se voit pas. Totalement actuel. Nouveau. Concepts passionnants, vertigineux, dissimulés dans les lacets d’un style ardu, à la limite de l’illisible. Un livre qui se mérite.

 

  • Les guerriers du silence (Pierre Bordage -1993)

Le pendant français d’Hypérion. Syracusa fait écho à Tau Ceti Central. Perfection. Complexité fluide. Poésie. Les vraies questions sont posées. Le pillard des nuits qui laisse ivre à l’heure du café.

 

  • Mars la rouge  (Kim Stanley Robinson – 1992)

Hyperréaliste. Hyperréussi. Les couleurs suivantes rejoignent le brun de la politique. Au détriment de l’action.

 

  • Hypérion (Dan Simmons – 1989)

Le pendant américain des Guerriers du Silence. Tau Ceti Central fait écho à Syracusa. Perfection.  Complexité fluide. Poésie. Les vraies questions sont posées. Se faire porter pâle au prochain dîner, même entre amis, pour le relire encore.

 

  • Ivoire ( Mike Resnick – 1988)

Le grand frère de Kirinyaga évolue dans un futur lointain et poétique, peu crédible et magnifique, où le lecteur voudra disparaître avec le dernier des Masaïs.

 

  • Cycle de la Culture (Iain Banks- 1987 à 2012)

Pas fini de tout lire. Je me dépêche. Mais pas trop. Plaisir qui dure.

 

  • Replay (Ken Grimwood -1986)

Facile à lire. Le fantasme de pouvoir revivre sa vie. Différemment. Sans les inconvénients. Avec d’autres inconvénients. Gagner du temps. Pas la peine de tenter cette vie-là. S’en souvenir. 

 

  • Le Cycle d’Ender (Orson Scott Card – 1985)

Malaise certain devant l’exploitation des dons d’un enfant et un xénocide. Opacité magistrale. 

 

  • Malevil (Robert Merle – 1972)

La qualité littéraire. Tout à fait classique et captivant.

 

  • Rêve de fer (Norman Spinrad – 1972)

Beauté + pureté = génocide. Une uchronie pénible pour vomir le nazisme. Est-ce aussi  une critique de la fantasy ?

 

  • Le fleuve de l’éternité (Philip Jose Farmer – 1971)

Un récit sans stress. Un bain d’aventures improbables et jubilatoires. Les vies coulent comme les eaux du fleuve. Immortel plaisir de lecture. Sauf à la fin.

 

  •  Dune (Frank Herbert – 1965)

Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. (Litanie contre la peur du rituel Bene Gesserit).

 

  • Le maître du haut-château (Philip K.Dick – 1962)

Chef d’œuvre uchronique. Doublement lu. Tout oublié. Jusqu’au sujet même. Confusion. Pourquoi ?

 

  • Yapou, bétail humain (Shozo Numa – 1957)

Totalement barge. De la SF masochiste ou des humains sont transformés en meubles (au mieux). Image des bouleversements psychiques du Japon d’après guerre paraît-il.

 

  • Des fleurs pour Algernon (Daniel Keyes – 1959)

Tristesse et beauté. Ce titre n’était pas encore pris en 1959. Vous pleurerez.

 

  •   Fondation (Isaac Asimov -1951)

L’œuvre la plus connue de la SF, même après soixante ans. Tout y est démesuré, immense, abyssal : l’univers, le temps étiré sur des centaines d’années, les intrigues politiques et l’ambition des personnages à créer un idéal. Il manque un dernier tome.

 

  • 1984 (George Orwell- 1949)

Terrifiante œuvre de notre patrimoine mondial. Lourde. Très lourde. Insoulevable. Pas prête d’être éjectée de cette liste.

 

  •  Le meilleur des mondes (Aldous Huxley – 1931)

Nous avons désormais les moyens techniques de rejoindre le meilleur des mondes. Cela ne sera pas suffisant. L’homme devient lui aussi meilleur.

 

Jean-Luc Rivera a donné ses recommandations pour constituer une collection de science-fiction. Très bon tour d’horizon à retrouver sur le lien :http://www.youtube.com/watch?v=XJY0Y0mouEU&feature=channel

10 commentaires pour Ma bibliothèque idéale Science-Fiction

  1. AngèleDanges dit :

    Pourquoi n’avoir pas mentionné le Cycle de Majipoor de Robert Silverberg ?

  2. kayj dit :

    Il faut absolument rajouter le Rêve de Fer de Norman Spinrad.

    • Oubli réparé ! Tu peux aller également sur la page “Quoi de neuf” : une liste d’excellents ouvrages qui doivent être lus, mais non-SF ou trop neufs ou trop confidentiels pour être déjà dans la bibliothèque idéale.

  3. Aliane dit :

    Merci pour le lien sur la conférence de JL Rivera. Très bonne sélection. Très utile. Il dit avoir 7000 livres (ca veut dire qu’il en lit un tous les deux jours depuis 30 ans !!! woah, j’admire !) et qu’il lui en faudrait 20 000 pour avoir une bibliothèque représentative…J’ose meme pas imaginer la place (et l’argent) que ça prendrait. Vive le e-book !

  4. dav1616 dit :

    Bonjour,
    Merci pour cette liste ! Je suis novice en la matière, hormis les grands classiques bien sur, je découvre des pistes de lecture qui vont m’occuper pendant quelques semaines / mois…
    Dav

    • Oui, tu as de très belles heures devant toi ! Chance.
      Ne commence pas par Greg Egan néanmoins, plutôt Stephen Baxter (mon préféré pour l’intrigue) ou Norbert Merjagnan, Catherine Dufour (mes préférés pour le style).

      • dav1616 dit :

        non seulement j’ai la liste, mais aussi l’ordre de priorité !
        encore merci, donc…
        Dav

  5. Spielberg Steven dit :

    Et du coté des images, quels sont tes films de science-fiction préférés ?

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